Blanc (2017)

Un frère et une soeur se retrouvent. Dans la chambre d’à côté, leur mère vit ses derniers instants. Au-delà du drame qui se noue derrière la porte, durant trois jours et trois nuits le frère et la soeur, peu préparés à cette situation, se découvrent, se parlent et laissent émerger leurs blessures profondes, les vérités et les bonheurs longtemps tus. De la souffrance à la douceur paisible, en passant par le rire, les mots suspendus renouent peu à peu les liens ébranlés et composent un poème à deux voix inscrit dans le mouvement et dans la vie.

Texte :

Emmanuelle Marie
Mise en scène :

Simon Labarrière
Jeu :

Chloé Zufferey et Lionel Fournier
Scénographie :

Pamela Rausis
Musique originale :

Sandrine Rudaz

Création :

Septembre 2017 au Théâtre le Balcon du Ciel (Nax, CH)

Tournée :

Du 11 au 14 janvier 2018 au Théâtre Interface (Sion, CH)

Du 6 au 29 juillet 2018 au Théâtre des Barriques (Avignon, FR)

Le 16 décembre 2018 au Sel de Sèvres (FR)

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LE PROJET

Le projet BLANC est né d’une commande enthousiaste du Théâtre le Balcon du Ciel à Nax (SUISSE). La compagnie valaisanne Étéya avait carte blanche pour présenter son premier projet dans le cadre du festival d’été du Balcon du Ciel, le dimanche 10 septembre 2017.

 

Dès sa première lecture, BLANC a sonné comme une évidence pour Chloé et Lionel. L’envie de se confronter aux thèmes développés est rapidement devenue viscérale. Simon a permis que la rencontre entre la matière proposée par Emmanuelle Marie et les interprètes se fasse dans le plaisir et accouche d’un spectacle qui leur ressemble.

 

La pièce s’est montée dans le cadre d’une résidence au Théâtre Interface à Sion, lieu associé au Balcon du Ciel et a été reprise du 11 au 14 janvier 2018 dans ce même théâtre.

 

Le spectacle est joué pour la première fois en France du 6 au 29 juillet 2018 au Festival Off d’Avignon, au Théâtre des Barriques.

NOTE D'INTENTION

Dire BLANC, c’est parler de la vie en parlant de la mort. Autour du drame central de l’histoire qui raconte le décès d’une mère, il y est question de fraternité, de soutien et de souvenirs. Comment tenir le coup, comment se serrer dans les bras et dire «je suis là», comment continuer à se battre ? Ce sont ces questions que nous avons senties dans le coeur des personnages, et qui nous ont touché.

Ce qu’il nous tient à coeur de défendre, c’est la perspective de raconter un évènement d’une infinie dureté avec tout ce qu’il peut avoir de beau et de poétique.

L’instant de la mort n’est pas seulement celui qui sépare, c’est aussi celui qui réunit, celui qui ouvre le monde, celui qui donne à la vie de ceux qui restent un souffle nouveau et infiniment puissant. Emmanuelle Marie a écrit une réelle quête de la paix de l’âme dans laquelle Chloé, Simon et moi avons eu envie et besoin de nous lancer ensemble.